PRESENTATION

 

Cavalier depuis de nombreuses années, je me suis, à plusieurs reprises, trouvé confronté au problème de la réparation de mon matériel et aux offres « standards » d’articles de cuir faites par les selleries.

Suite à ce constat, cette situation ne me satisfaisant pas, j’ai opté pour le « self-service », c’est-à-dire pour une solution de réparation et de création « sur mesure » afin de répondre le plus parfaitement possible à mes souhaits.

Cette démarche, appuyée par les conseils de professionnels, m’a permis de découvrir un monde de matières, de parfums, de sensations et de techniques d’une richesse insoupçonnée.

La découverte du seul aspect manuel de ce qui est devenu une passion, est toujours inachevée et le restera probablement toujours. La connaissance des techniques (multiples) est indispensable mais seule la pratique permet d’améliorer la qualité du résultat. Ces techniques nécessitent de nombreuses recherches pour expliquer l’évolution du matériel et le pourquoi de certaines caractéristiques. Cette recherche nécessite beaucoup de temps et de contacts, mais le plaisir qu’on en retire est immense.

Mon objectif n’est pas de copier du matériel existant mais de m’en inspirer en en gardant les meilleurs principes. En effet, la tradition ne doit pas être rejetée au bénéfice d’innovations qui, pour intéressantes qu’elles soient, ne trouvent pas toujours leur raison dans l’efficacité ou le confort du cheval ou de son utilisateur, mais dans le profit du réseau commercial qui les lance.

Cette activité ne constitue nullement ma profession mais un hobby découlant de mon activité équestre. Elle me permet de réaliser de nombreuses pièces aussi bien pour  la randonnée que pour l'attelage.

Rien n’est plus désagréable que de devoir se séparer d’un matériel auquel on tient parce qu’une pièce a cassé, souvent suite à l’usure provoquée par son usage intensif. Mais, allez rapporter cette pièce chez le marchand de selles du coin ! Lui-même ne procèdera probablement pas à la réparation et devra attendre le passage d’un sellier (ou d’un « fabricant ») . Cette démarche prendra au mieux quelques jours et au pire, ….quelques mois ! En attendant, sauf à avoir un stock de matériel, vous voilà quasiment obligé d’acquérir du matériel de remplacement.

Pourtant, il suffit de se procurer du cuir, du fil (suifé), une alène (pour percer le cuir), un cutter et deux aiguilles pour pouvoir débuter le travail et effectuer une réparation de fortune.

L’étape la plus difficile à franchir dans cette démarche est peut-être bien de trouver un marchand de cuir ou de peaux. En général, il n’en existe pas dans toutes les villes et le trouver nécessite parfois de longues recherches et des déplacements assez importants.

J’ai eu la chance d’en trouver un dont le magasin regorge de trésors et qui est, de plus, toujours prêt à rechercher auprès de ses fournisseurs LA pièce désirée. Cet homme m’a également appris beaucoup de techniques et n’est pas avare en conseils. C’est peut-être une exception  mais je lui dois la découverte du plaisir de réaliser de belles pièces!

Evidemment, si l’on souhaite aller au-delà de la réparation de fortune (qui, dans certains cas, ne nécessite même pas de matériel, si ce n’est le cutter), un certain nombre d’outils doivent être acquis. Les indispensables ne sont malgré tout pas très nombreux.

Aucun de mes travaux n’est réalisé avec une machine à coudre. Je pratique la couture dite « sellier » mais cette technique exige beaucoup de temps. Les fils sont incrustés dans le cuir de manière à éviter l’usure par frottement et les angles du cuir sont biseautés.

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